Démocratie à Montpellier : état des lieux

Le Défi

Constat :

Démocratie : cohésion des quartiers 

La question se pose autant au niveau national que local : Comment amener les habitants à être acteurs de leur territoire ? 

  • La temporalité des instances telles que les conseils de quartier et les conseils citoyens n’est pas la même que celle des institutions. Le temps du dépôt d’un projet, puis le temps administratif pour arriver finalement à un budget font que les prises de décisions sont en réalité très longues et ne correspondent pas à la réalité des acteurs de terrain. 
  • Il y a un manque de véritable méthodologie pour cibler les moyens humains, financiers et matériels pour la réalisation des projets citoyens. 
  • Les conseils citoyens ont un budget de fonctionnement comme une association mais les moyens à disposition ne permettent pas d’agir réellement.
  • Les décideurs n’habitent pas dans certains quartiers concernés par les décisions politiques et ne sont pas toujours au fait des problématiques du quotidien de leurs habitants. 
  • Bien souvent des projets sont annoncés dans le Contrat de ville mais les habitants et leurs représentants ne sont pas entendus

Consultations citoyennes 

  • Plus de 200 consultations citoyennes ont été menées ces dernières années à Montpellier mais pour quelle qualité ? 
  • L’engagement des citoyens fait défaut. Avec presque 40-50% d’abstention, cela laisse la porte ouverte aux élus pour qu’ils prennent des décisions allant uniquement dans le sens de leur point de vue.
  • De même, qui y participe et comment s’assurer que les avis exprimés soient effectivement pris en compte ? Un ancien représentant du conseil jeunesse partage son expérience avec la mairie et témoigne d’un manque d’écoute. 
  • Une représentante du conseil de quartier trouve le rôle de ces conseils trop limité ce qui réduit ainsi leur portée démocratique. Le fonctionnement actuel des conseils de quartiers ou des instances publiques dans lesquels siègent des citoyens ne permet pas une expression démocratique pleine et entière. 

Gouvernance par le numérique 

  • Qu’est-ce que la gouvernance ? Un constat fait l’unanimité : elle nous appartient à tous, c’est un bien public.
  • Le numérique représente un défi pour nos démocraties. Le danger est de voir son opinion exprimée mais non prise en compte car la démocratie n’est pas une addition d’intérêts particuliers.  
  • Sur l’impact du numérique, une des premières inquiétudes soulevées par les participants concerne la sécurité des données 
  • L’égal accès de tous aux nouvelles technologies n’est pas suffisamment facilité et garanti, en fonction des quartiers et des populations

Notre opportunité

Démocratie : cohésion des quartiers 

  • La mise en place d’instances comme les conseils de quartiers ou les conseils citoyens 
  • On parle beaucoup de ce qui ne marche pas mais nos quartiers regorgent de talents non médiatisés. 

Consultations citoyennes

  • Le mouvement des gilets jaunes est aussi une opportunité de parler de démocratie au quotidien. La démocratie représentative est opposée à la démocratie directe. C’est une erreur qu’il faut corriger d’emblée. 
  • La démocratie ne consiste pas seulement à des échéances électorales échelonnées, à un bulletin mis dans une urnes tous les 5 ans pour donner blanc-seing à celui qui est élus pour agir. La démocratie est une exigence du quotidien pour chacun d’entre nous.
  • Bien que les urnes apportent une légitimité démocratique, elles n’assurent pas que les qualifications de la personnes choisis correspondent aux défis qu’il ou elle devra relever. 
  • Les outils représentatifs comme les présidents des associations, des maires sont des thermomètres de la république et permettent à celui qui exerce les plus hautes responsabilités de savoir si sa politique est bien perçue. 
  • Une démocratie n’est forte que par l’implication de ses citoyens. La force de la démocratie c’est de construire qu’ensemble. Le sentiment d’appartenir à la même communauté. 

Gouvernance par le numérique 

  • L’outil numérique permet des consultations citoyennes à une échelle encore jamais vue. 
  • L’actualité des gilets jaunesforce le constat que la coordination sociale s’établit aussi par le numérique Cette proximité en ligne peut servir de base organisationnelle pour un mouvement social, politique mais aussi pour une revendication locale particulière. 
  • Il ne faut pas attendre que le numérique transforme la gouvernance actuelle. Le numérique n’est qu’un outil, et les citoyens doivent s’en saisir.

Nos Idées à débattre

Démocratie : cohésion des quartiers 

  • Un travail doit être fait sur l’exemplarité pour valoriser les réussites de nos quartiers et promouvoir les jeunes talents.
  • Il faudrait que les instances décisionnelles intègrent des représentants des quartiers.
  • A été proposé que chaque projet soit co-construit par les habitants des quartiers concernés, quel que soit leur génération en mettant l’accent sur le partage et travail intergénérationnel.
  • Dans chaque quartier de Montpellier il y a plusieurs réalités, des riches, des pauvres, des gens instruits d’autre non. Aucune règle ne peut s’appliquer partout de la même façon. 
  • En politique l’électeur place sa confiance en celui pour qui il vote. L’élu se doit donc d’être exemplaire et d’écouter pour honorer cette confiance. Cela passe par le dialogue mais aussi par l’exemplarité et le respect humain.
  • De même concernant la gestion d’une ville; c’est la diversité qui constitue la vraie richesse. Et elle est évidemment présente à Montpellier. Les habitants de la Paillade n’ont pas les mêmes besoins que ceux du centre-ville. Il faut donc écouter, dialoguer, comprendre, analyser, compiler les informations puis restituer l’ensemble dans des projets concret. Et là, la décision s’impose d’elle-même, elle est déjà prise.

Consultations citoyennes 

  • La première problématique est de savoir que ces consultations existent. Beaucoup de citoyens n’en ont jamais entendu parler et bien qu’une communication soit faite par les pouvoirs en place (réseaux sociaux, mail, poste, affichage), il manque des lieux pour identifier la tenue de ces consultations. 
  • Sur la transparence : les citoyens veulent être consultés et donner leur avis an amont. Pour cela leur donner accès aux données objectives concernant les projets en cours de débat. Par exemple pour la gare : quelle surface de terrain, quel budget, quel trafic, nombre de voyageur, retombées économique attendues selon les différentes possibilités, etc. Savoir c’est la première étape du pouvoir partagé.
  • Sur la gouvernance, celui qui est aux responsabilités à la devoir de faire travailler tous les acteurs ensemble. Il ne faut pas faire de la compromission mais de la recherche du compromis. Ce qu’on appelle la « science du compromis » n’est pas assez enseignée, bien que partie intégrante du processus démocratique. Toutes les énergies, synergies et réseaux doivent être mis en action pour trouver des solutions concrètes aux problèmes des citoyens comme le chômage.
  • Les compétences transversales de l’élu doivent être enrichies par la compétence du quotidien des citoyens. Une décision qui ne serait pas motivée par les besoins et expressions de la base citoyenne est vouée à l’échec. Un dialogue doit s’instaurer entre les citoyens et leurs élus pour faire naitre une sorte « d’arborescence » qui nourrit la prise de décision pertinentes. 
  • Déléguer n’est pas abandonner. Dans une démocratie participative, il n’y a pas à « prendre des décisions ». Généralement elles s’imposent naturellement après avoir été nourries par l’organisation en place et par l’écoute. L’idée s’est développée jusqu’à être admise par tous et lorsque celui qui gouverne décide, elle s’impose en réalité naturellement. Il faut se nourrir des autres car une personne pouvant régler tous les problèmes n’existe tout simplement pas. Lorsque dans une organisation une personne prend tout sûr elle, cela ne fonctionne pas on le sait. 
  • C’est l’intelligence humaine et collective issue de convictions, cultures et croyances différentes qui va faire évoluer le projet initial et lui donner des dimensions parfois inattendues. Dans la mesure où vous êtes capable de comprendre que, comme la dit Paul Henri : « personne ne peut répondre à 100% des aspirations de tout le monde », il y aura des frustrations. Mais c’est au manager, au dirigeant, de faire en sorte que l’intérêt collectif soit compris par tous.

Gouvernance par le numérique 

  • Il y a une nécessité d’accompagner les personnes les plus éloignées du numérique. Plus que jamais il faut du partage intergénérationnel. Il faut s’aider c’est le cœur même de la démocratie. 
  • C’est le rôle des pouvoirs publics de permettre au peuple de se regrouper, de faciliter cette proximité numérique qui participe de la démocratie. A une échelle plus locale, nous ne pouvons pas dissocier la ville du territoire sur laquelle elle est présente. Montpellier est une ville au sein d’un département et d’une région et le numérique peut et doit faciliter la proximité entre ses habitants.
  • Il serait en théorie possible de demander leur avis à tous les citoyens, qui en quelques clics pourraient participer à la vie de leur pays. Mais comme dans toutes les consultations le type de question est primordiale (ouvertes vs fermées, choix multiple vs binaire) ainsi que l’information qui l’accompagne.
  • La démocratie répond à un objectif d’intérêt public qui est l’établissement de règles générales communes, quitte à froisser les aspirations individuelles de certain. « L’enjeu de la démocratie est de prendre en compte les avis de tous mais aussi les frustrations de tous ! ». 
  • mais il y a des problèmes d’application et de contrôle car rien dans le droit actuel ne permet de révoquer le mandat d’un élu qui ne s’y astreindrait pa

Mémos

Gouvernance

Définition : issu du latin gubernare,La gouvernance est, de façon générale, un concept représentant la manière dont un domaine d’activités est gouverné. La gouvernance ne renvoie pas nécessairement à une entité unique et décisionnelle, mais plutôt à un système d’entités décisionnelles qui dirige un certain domaine d’activités. La gouvernance est ainsi un concept reposant sur l’approche systémique puisqu’elle se décline irrémédiablement en un « système de gouvernance », impliquant ainsi une structure de gouvernance et un dynamisme de système (processus de gouvernance, activités de gestion, etc).

Conseils de quartier

Constitution des conseils de quartiers à Montpellier :  Ils sont composés d’un collège de citoyens (un pour 1 000 habitants, tirés au sort dans les listes électorales à parité, deux membres seront tirés au sort sur la liste des moins de 25 ans) ainsi qu’un collège de représentants associatifs et d’acteurs socio-professionnels du quartier (1 pour 4 000 habitants, tirés au sort parmi les volontaires si leur nombre excède le quota). Chaque Conseil bénéficie en théorie de 3 000 euros par an pour son fonctionnement et une enveloppe globale de 600 000 euros devait être inscrite au budget dès 2015 pour les investissements labellisés « démocratie participative » (mais elle n’a jamais été débloquée). Les conseils de quartier devront se réunir au mois quatre fois par an pour exprimer leur avis sur les projets de la Ville


Revoir les intervenants

Retrouvez le Live Video de la rencontre, diffusé sur Facebook

Démocratie à montpellier : État des lieux

6ème rencontre du Think Tank les montpelliérains #lesmtp1

Pubblicato da Les Montpellierains su Martedì 18 giugno 2019